CNOEC : un Ordre en ordre et en ordre de marche !
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Nous avons eu le plaisir de recevoir, le lundi 9 février 2026, le Président Damien CHARRIER, au sein du CGCI.
Après un rappel du succès du dernier congrès de Lyon, avec près de 13 000 personnes présentes sur le site, dont 9 600 congressistes, Damien CHARRIER nous a évoqué ses contacts en région à l’occasion de sa participation aux assemblées générales de fin 2025.
Il ressent une profession, d’une part apaisée, loin des tumultes politiciens, et d’autre part soucieuse de sa transformation et de son avenir.
Il a rappelé, à cet égard, l’importance donnée au secteur « Influence et innovations » du CNOEC.
En termes d’influence, il a rappelé :
La constitution d’une équipe au cabinet du président, composée d’anciens attachés parlementaires
Le recours à une société de lobbying couvrant la France et l’Europe
Mais aussi, par exemple, la nomination d’un administrateur issu du CNOEC au conseil d’administration de l’INPI
Les bonnes relations avec Bercy pour faire avancer des chantiers comme celui de la facture électronique (exemple : manifestation commune aux Antilles entre la DGFIP et le CNOEC) ou de la double authentification
En termes d’avenir, il a indiqué :
La commission Grands Projets, pilotée par Dominique Perier, par ailleurs président de Fidunion, membre du CGCI
Les avancées en matière de facturation électronique avec jefacture.com, administrée par ECMA, et dont l’un des objectifs pourrait être de devenir « la » plateforme de référence
Damien CHARRIER a salué la qualité des travaux au sein du CNOEC et du dialogue constructif avec une très grande majorité des élus, quelle que soit leur affiliation syndicale.
Damien CHARRIER a conscience des facteurs de stress des professionnels, notamment ceux exposés par la génération des quadras, portant sur :
L’IA
La facture électronique
La financiarisation
Les positions disruptives des éditeurs, qui accaparent la « propriété » immatérielle des clients par les contrats mis en place
Des réponses sont d’ores et déjà apportées par le CNOEC.
Par exemple, le CNOEC a édité un observatoire portant sur les principaux éditeurs, leurs services et la détention du capital de ces sociétés. La question de la souveraineté se pose quant à la conservation des données, tant à titre privé (entreprises) que public (État).
L’idée est que le professionnel puisse constituer, par briques, ses solutions technologiques pour un service meilleur et maîtrisé en faveur de ses clients.
Les débats ont aussi porté sur la problématique des besoins de financement pour s’engager plus fortement dans l’IA.
Damien CHARRIER a indiqué que des réflexions étaient en cours pour retrouver de la souplesse dans les investissements technologiques et immatériels, notamment en se désengageant de dépenses immobilières. Un groupe de travail, toutes tendances confondues, travaille à cela au sein du CNOEC.
Le président a, par ailleurs, expliqué la position du CNOEC sur le maintien de l’interdiction des rétrocommissions par les partenaires de la profession et les professionnels. Il a également abordé la frontière à ne pas franchir concernant certaines activités de conseil réglementées pour lesquelles les membres de l’Ordre n’auraient pas pleinement conscience des enjeux, notamment en termes de responsabilité civile et pénale.

Bien d’autres questions ont été abordées autour de la table, notamment les effets de la tentative de financiarisation de la profession, en distinguant les fonds d’accompagnement et les fonds prédateurs. À cet égard, il a été rappelé l’existence d’une commission d’enquête parlementaire, ainsi que l’action de dialogue et de concertation de la DGE avec les représentants des professions libérales, en vue d’assurer un exercice serein et indépendant des professionnels libéraux dans leurs structures.
Un grand merci à Damien CHARRIER.




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